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Politix , vol. Constructions, usages, épreuves, sous la direction de Marie-Claire Lavabre. Itinéraire méthodologique d'un anthropologue: En exposant un fragment de son itinéraire méthodologique dans l'étude des stratégies identitaires des personnes sans-abri, l'auteur a voulu signaler l'importance du travail de terrain d'un point de vue d'une anthropologie réflexive comme l'instance même de la production de la connaissance de la réalité sociale qu'on se propose de comprendre. Dans la rencontre entre chercheur et acteurs de la recherche considérée comme un processus d'interconnaissance active émerge la multiplicité de leurs appartenances réciproques.

C'est là toute la richesse de cette démarche réflexive, surtout losqu'on travaille avec des personnes en situation de précarité extrême et de stigmatisation permanente.


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Anthropologisf s methodological itinerary: Through a presentation of a fragment of her methodological itinerary in the study of homeless people's identity strategies, the author underlines the importance of field-work as the matrix for understanding the social reality being observed. The multiplicity of identities, both of the researcher and of the agents of the study emerge from their encounter ; which is viewed as a process of mutual understanding and self-knowledge. Here in lies the fertility of this reflexive approach especially when working with people experiencing extreme pauverty and continual stigmatization.

Centre d'anthropologie des mondes contemporains École des hautes études en sciences sociales.

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JE VOUDRAIS, dans ce article, exposer quelques unes des réflexions méthodologiques auxquelles m'a conduit le travail que je mène depuis trois ans sur les stratégies identitaires des personnes sans abri. Mon propos se centrera pour l'essentiel sur le moment, tout à fait crucial à mes yeux, que constituent l'entrée sur le terrain et l'amorce des premières interactions avec les personnes que j'étudie. C'est, en effet, en poussant la réflexion sur ce moment-clef, que j'ai commencé à saisir plus clairement non seulement comment se constituaient des degrés successifs de confiance et des niveaux différents de communication entre moi et mes interlocuteurs mais encore comment, à travers ce processus, pouvait se révéler ce qui était l'objet même de ma recherche: Le premier contact.

Mes premières rencontres avec des personnes sans abri ont eu lieu dans les rues d'une ville de la banlieue parisienne. On m'avait suggéré de faire plutôt mon entrée sur le terrain par l'intermédiaire des structures d'assistance. J'ai cependant préféré contourner la médiation de l'institution pour éviter d'être trop vite associée dans l'esprit de ceux que je rencontrerais, à une image normative. Il est clair que l'interaction entre chercheur et acteurs est toujours contextualisée: Il est seulement d'éviter certaines médiations et certains cadres qui préorientent trop strictement la rencontre.

Ainsi, ayant pris le parti de les rencontrer dans la rue, une première difficulté fut pour moi d'éviter d'enfermer les acteurs au devant desquels j'allais, dans un seul territoire social, en l'occurrence, dans le monde clos des sans abri. Il me semble que bien des études culturalistes portant sur les pauvres en milieu urbain ou sur les minorités socio-culturelles tendent à renforcer l'idée que ces groupes sont exclus ou non intégrés en les décrivant systématiquement comme repliés dans un microcosme homogène et refermé sur lui-même.

Je voulais éviter ce biais: Une seconde difficulté s'est alors présentée: Cette tâche m'était d'abord apparue inutile. L'errance comme comportement typique des sans abri associée non seulement à l'idée de déplacement dans l'espace sinon à un mouvement chaotique et irrationnel est si enracinée dans le discours du sens commun des médias ou des acteurs ordinaires comme dans le discours savant, qu'il ne m'a pas paru possible d'en faire l'économie. Pourtant cette image naturalisée m'est apparue si provocante qu'elle a éveillé en moi une méfiance immédiate à son égard.

Le pauvre profiteur et opportuniste, moralement déviant et surtout sans attache territoriale ou affective est à vrai dire une représentation assez répandue de l'indigent. Même sans connaître encore les figures historiques de la pauvreté en France1, je pouvais assez facilement me reposer sur cette configuration de sens, puisque dans mon pays, l'Argentine, une autre histoire des pauvres relayait de semblables images. Ainsi, malgré mes réticences à partager ces représentations stéréotypiques, l'homme sans lieu, l'homme en perpétuelle errance, s'imposait régulièrement à ma démarche. Il pouvait être partout, la ville entière était son territoire.

La ville toute entière pouvait donc constituer mon territoire de recherche. J'ai commencé de cette manière à parcourir un certain chemin: Je fus frappée alors par le fait que si la rue nous apparaît comme un espace familier tant que nous y sommes des passants ordinaires, elle se présente en revanche sous un aspect étrange, et presque exotique, pour peu que nous en fassions notre terrain d'enquête.

Sans doute, cet effet d'étrangeté provenait-il surtout, dans mon cas, de ce que j'allais à la rencontre de personnes que je ne connaissais pas personnellement mais que, néanmoins, je m'imaginais connaître déjà à travers les images transmises par les médias. Ainsi donc, je repère la personne, je tourne en rond. Ici, en revanche, dans ces rues de la banlieue parisienne, il n'y a rien entre la personne et moi qui puisse matérialiser une porte d'entrée, un seuil à franchir.

Or, on le sait, la rencontre avec une personne inconnue sans un médiateur ou un espace transitionnel produit toujours de l'embarras: Tout est à construire. Face à des personnes en situation de précarité, l'embarras est même redoublé du fait que se trouve ainsi dévoilé leur situation. Bien sûr, cette condition se donne souvent à voir d'elle-même: Cependant, c'est au moment où cette perception et cette identification sont rendues explicites dans l'entrée en contact qu'une différence statutaire entre les interactants se révèle en tant que telle.

Même dans l'espace anonyme de la rue, nous ne pouvons pas empêcher que la relation qui s'installe entre le chercheur et ceux qu'il étudie ait d'emblée quelque chose de profondément asymétrique. La question fut donc rapidement pour moi: Assez rapidement, au début de ma recherche, j'ai cherché à rencontrer chaque personne de façon isolée. Je croyais de cette manière pouvoir mieux maîtriser l'asymétrie de la situation et, en éliminant au maximum la présence de tiers et de témoins, mieux dissimuler mes intentions.

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Je m'approchais donc des personnes qui étaient assises sur un banc, par terre, sur le trottoir ou sur les grilles du métro, en prenant soin de ne pas les déranger en train de faire la manche ou d'occuper un espace susceptible d'avoir pour eux un quelconque intérêt économique. Les personnes étaient là, mangeant, en attente ou en train de boire. Je constatais que les dons d'argent diminuaient. Comme si ma présence acquittait les autres passants de l'obligation de donner.

À leurs yeux, semble-t- il, ma présence relativisait la situation d'exclusion extrême que, de son côté, mettait en scène la personne sans abri. Bref, la personne sans abri perdait sa crédibilité. De plus, certaines de ces personnes sans abri me dirent qu'elles n'étaient pas fières de faire la manche mais qu'elles n'avaient pas le choix: Je m'aperçus alors que la violation de certains codes et de certaines pudeurs par le chercheur, violations résultant de sa méconnaissance d'autrui.

C'est ainsi que j'ai appris — et plus tard, dans d'autres situations semblables — qu'il y avait des moments et des espaces beaucoup plus propices que d'autres pour établir un contact avec les personnes sans-abri. J'ai souvent établi le premier contact par un salut, en passant, comme si l'on se connaissait déjà. Tout en me faisant connaître, je veillais à ne pas imposer ma présence. Je m'instaurais comme passant ordinaire qui reconnaît la présence de l'autre d'une manière positive. Cette stratégie de contact provoquait chez mes partenaires deux sortes d'attitudes bien distinctes: Je reconnaissais avoir provoqué de la curiosité, quand s'établissait entre nous un certain regard mutuel.

Sans doute cette tentative témoignait-elle en moi de l'intention plus ou moins claire d'ouvrir un espace de partage et de raccourcir. Pourtant l'effet de ma démarche était paradoxal: J'avais la sensation de perdre les contours de mon identité professionnelle. De vaciller en tant que chercheur. C'est pourquoi je cherchais alors à me rassurer, en me rappelant que ma démarche était comprehensive et pouvait, à ce titre, se combiner avec les sentiments humanitaires qu'éveillait en moi la présence du pauvre. Il me semble finalement que lorsqu'on travaille avec des personnes en situation de pauvreté et de grande souffrance, au moins deux tentations peuvent se présenter au chercheur: Or, ni l'une ni l'autre de ces tentations ne nous permet de saisir la complexité des hommes et des situations sociales que nous nous donnons pour tâche de connaître et de comprendre.

Personnellement, j'ai toujours laissé agir mes sentiments et mes émotions, en les considérant comme une source d'information indispensable. Il me semble, en effet, qu'en tant que chercheurs, nous avons besoin de laisser émerger, pour mieux les comprendre, les mobiles internes de nos actes de connaissance. Exprimer les sentiments contribue aussi à établir une communication en faisant connaître à l'autre les valeurs et les images qui nous affectent.

J'essayais d'établir ma présence auprès de la personne sans-abri en passant devant elle à plusieurs reprises. J'ai ainsi pu constater que les personnes occupaient presque toujours les mêmes endroits: En dépit de la prétendue errance des sans-abri, mon terrain géographique et l'univers de ceux que j'étudiais commençait à se dessiner de façon très localisée. Dans un premier temps, j'ai donc décidé d'aller à la rencontre de personnes qui se trouvent à la rue d'une manière constante et visible.

Ce choix n'était pas motivé par une intention d'exclure certains groupes au profit d'autres. C'était plutôt une manière pratique de définir un échantillon initial, dont je pensais qu'il me conduirait dans un second temps vers des personnes plus invisibles, à travers des réseaux pour moi encore inconnus.

Cela m'épargnait, à cette étape de la recherche, d'avoir à définir d'emblée les caractéristiques de ceux que j'étudierais. Je savais que les personnes que j'avais repérées, étaient dans une situation de précarité socio-économique du moins, je le soupçonnais , mais je voulais à tout prix éviter de les catégoriser et de m'imposer, dès le départ, un lexique et un cadre sociologique sans rapport avec les données que j'allais recueillir.

L'histoire des pertes comme présentation de soi sans épaisseur.

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Sans doute était-ce pour moi un moyen de satisfaire le besoin que je ressentais intimement de construire d'abord une sorte de passage vers l'autre, besoin d'autant plus vif que je pensais que cet autre refuserait ma présence en raison de la trop grande distance sociale et. Puis je suis passée à la phase suivante. J'ai alors décidé d'aller vers ces personnes et de me présenter à elles en tant qu'anthropologue, même si cela devait être confus à leurs yeux. J'ai préféré entretenir la confusion sur ce que j'étais exactement plutôt que de me présenter dans un rôle fixe.

Ceci présentait, pour moi, deux avantages: J'ai ainsi exprimé d'emblée mon souhait de comprendre leur vie dans la rue et leur quotidienneté sûrement difficile. Une histoire succincte de leur vie presque toujours structurée de la même manière: L'histoire commençait toujours par le grand Événement, le jour où tout s'est écroulé. J'ajouterais que je ne m'attendais nullement au départ à ce que mes interlocuteurs se présentent systématiquement à moi en utilisant la forme d'une histoire de vie.

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Pour l'anthropologue que je suis, cette offre spontanée d'un récit représentait le dépassement d'une difficulté pratique. Ce n'est pas toujours facile, en effet, de proposer à quelqu'un de vous raconter sa vie surtout lorsqu'il est dans une situation de difficulté et de souffrance réputée indicible. Avec le temps, je me suis rendu compte que l'histoire que l'on me racontait, ne présentait pas d'épaisseur, du moins n'en présentait-elle pas à mes yeux. Dès que je voulais en savoir plus sur chaque événement signalé par mon interlocuteur, et surtout lorsque je voulais remonter en amont du grand Événement catastrophique fondateur de sa situation, pour connaître ses appartenances et ses affiliations antérieures, je recevais en guise de réponse exactement la même histoire sans davantage de détails.

Une histoire qui me paraissait vide, une histoire qui, me semblait-il, ne voulait pas se laisser conter. Je n'ignorais pas que les interlocuteurs habituels de ces personnes étaient des intervenants sociaux. Ils finissent souvent par co-produire l'histoire de l'échec, l'histoire unique et individuelle de l'exclu, une histoire sans mémoire.

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Dans cette perspective, j'ai compris que j'étais associée à ce type d'interlocuteurs. Si ces personnes se présentaient à moi à travers une image et un récit stéréotypés, c'était, me semblait-il, qu'elles entendaient à travers cette présentation parfaitement orthodoxe d'elles-mêmes, se donner un statut, une identité et pouvoir être ainsi reconnues. Elles connaissaient l'image pré-construite des sans-abri, des SDF, qui circule entre les différents intervenants du social et elles cherchaient à s'y conformer. Il me semblait, de mon côté, que je pouvais certes être associée par mes interlocuteurs à un représentant de la norme institutionnelle,.

En effet, étant étrangère par ma nationalité et étant également étrangère au monde de l'action sociale, je ne connaissais ni le langage de ces agents, ni les dispositifs sociaux. Paradoxalement, c'étaient les personnes sans-abri que je rencontrais qui m'apprenaient l'existence de cette langue et de ces dispositifs.

Il est vrai aussi cependant que, dans notre interaction, je suggérais à mes interlocuteurs une définition d'eux-mêmes les gens à la rue, les SDF et qu'ensuite, ils pouvaient chercher à me répondre conformément à cette définition en me livrant l'histoire de leur déchéance. En réalité, à ce moment de ma recherche, je m'étais attendue à ce qu'ils refusent les catégories dans lesquelles je suggérais de les définir. Il s'agissait de catégories considérées comme descriptives de leur réalité quotidienne. L'histoire qui m'était contée avait-elle, pour mes interlocuteurs, le même signe négatif dont je la marquais spontanément?

Voyaient-ils eux aussi dans cette histoire le même manque d'épaisseur que moi? Il me semblait ainsi être en présence d'une identité ayant toujours du mal à s'organiser et à se dire collectivement parce qu'elle était énoncée d'une manière invariante et a- historique, mais opérant néanmoins par différenciation selon la relation interindividuelle et la position sociale de l'interlocuteur.

En se distinguant de moi par l'histoire de leur perte, par la présentation orthodoxe de leur situation de liminarité, ces personnes établissaient presque explicitement un point de départ dans notre relation: Je me suis aperçue alors que mes options méthodologiques contribuaient grandement à accentuer le caractère uniforme des histoires qui m'étaient racontées.

Je m'étais concentrée en effet sur la parole, réduisant mon champ d'observation à la figure de l'individu pris isolément, parfois seulement à son visage. Cette individualité solitaire et conforme à sa définition institutionnelle s'imposait à moi à un tel degré qu'elle m'avait poussée à interpréter l'histoire récurrente que l'on me contait, comme une simple forme vide.

Je me suis alors souvenue de ce que dit Robert Darnton au sujet des anthropologues: Quand on s'aperçoit qu'on est en. Il écrit ailleurs: En ce sens, croire à leur histoire ne faisait qu'exprimer de ma part le besoin que j'avais de construire un rapport de confiance avec ces hommes. Il s'agissait d'interpréter cette histoire comme un défi à la connaissance, un lieu où négocier nos identités, où créer et découvrir un horizon de sens qui nous soit commun.

Le temps, les visites régulières à mes interlocuteurs, la construction patiente d'une relation solide et crédible m'ont aidée à approcher peu à peu de ce résultat. Je m'aperçus alors qu'en définitive, parallèlement à la récurrence de leur histoire des pertes, je n'avais offert également à mes interlocuteurs qu'une présentation parcellaire de ma personne se résumant uniquement à l'évocation de mon rôle professionnel. L'histoire adaptative: Dans cette démarche d'établissement de la confiance, je me suis d'abord trouvée confrontée à la matérialité de la vie de mes interlocuteurs.

C'est-à-dire à ce qui se présentait à moi avec une certaine évidence, sans besoin de médiation. Pendant cette période, je suis restée très passive. De nous rencontrer que de nous aider dans la ralisation de nos programmes. Un hommage est rendu aux quelques sans-abris dcds dans la rue ces derniers mois prostitute vetrine amsterdam Inscription Gratuite Facile.

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